Juin / 2018 - n° 13
 

Edito

La e-lettre de la ville durable

Bonjour à toutes et à tous,

Le 4 avril dernier, dans le cadre de la présentation du projet de loi ELAN, le ministre de la Cohésion des territoires rappelait que les villes moyennes portent une grande partie de l’identité de notre pays, et qu’elles ont une fonction de centralité essentielle pour le dynamisme du bassin de vie qu’elles animent. Il constatait également que les centres de ces villes sont en train de se dévitaliser.

C’est pourquoi dans le cadre du dispositif « Action cœur de ville », l’État, avec le concours de la Caisse des Dépôts et Consignations, d’Action Logement et de l’ANAH, mobilise 5 milliards d’euros sur 5 ans.
Rappelons que des actions et des démarches prospectives, appuyées notamment sur le dispositif issu du rapport de M. Yves Dauge, sont déjà engagées sur le plan national en faveur des nouveaux espaces protégés. Au cœur de ce dispositif se trouve la question centrale du patrimoine.
Aux côtés de Romorantin-Lanthenay, 3 autres villes de notre région bénéficient de ce dispositif : Gien, La Châtre et Sancerre. Elles font à ce titre l’objet d’un accompagnement piloté par les services de l’État.

C’est justement à Romorantin-Lanthenay que la DREAL et le Conseil régional ont co-organisé le forum régional « Faire battre le cœur des villes et des villages » le 10 avril dernier. Le succès de cet évènement, qui a rassemblé 230 personnes, est le reflet de l’intérêt et de l’importance des réflexions menées collectivement par tous les acteurs de cette thématique.

Les témoignages et le partage d’expériences de plusieurs collectivités venues de toute la France ont permis d’apporter des réponses à la question : comment une ville confrontée à des problématiques de dévitalisation de son centre peut-elle prendre appui sur la richesse de son patrimoine pour initier un nouveau développement ? Les clés de réussite sont certainement d’avoir une bonne connaissance au préalable de son territoire, ses atouts, ses faiblesses, avant de bâtir une stratégie globale et transversale traitant de toutes les thématiques (habitat, commerce, services…). Il faut ouvrir des espaces de concertations avec les habitants, les commerçants, les associations et ainsi les faire adhérer et participer activement au projet. Et enfin, la collectivité ne doit pas rester seule, mais plutôt s’allier avec les communes du bassin de vie et l’intercommunalité, pour être plus forte.

Cette newsletter exceptionnelle reviendra sur tous ces sujets et bien plus encore.

Bonne lecture à tous.

Christophe CHASSANDE

Redynamisation des centres-bourgs et centres-villes

Retour sur le forum régional "Faire battre le coeur des villes et villages" du 10 avril à Romorantin-Lanthenay

La Région Centre-Val de Loire et l’État ont organisé une journée de réflexions et d’échanges sur ce sujet complexe appelant des réponses à la fois en matière de logement, d’urbanisme, de commerce, d’aménagement du territoire,…
La journée a débuté par les interventions de M. Jeanny Lorgeoux, Maire de Romorantin-Lanthenay et président de la communauté de communes du Romorantinais et du Monestois, de M. Dominique Roullet, vice-Président du Conseil Régional délégué à l’aménagement du territoire et au numérique, de M. Jean-Marc Falcone, Préfet de la Région Centre-Val de Loire, et enfin de M. Yves Dauge, Sénateur d’Indre-et-Loire jusqu’en 2011 et auteur du rapport "Plan national en faveur des nouveaux espaces protégés".
La perte d’attractivité des centres-villes et centres-bourgs est un phénomène lourd de conséquences, qui s’amplifie et touche de nombreuses communes, quelles que soient leur taille et leur place dans le maillage urbain régional.

M. Dominique ROULLET, vice-Président du Conseil Régional délégué à l’Aménagement du territoire et au numérique

« Le phénomène de dévitalisation des centres villes affecte une grande partie des villes moyennes avec des impacts forts sur le plan économique, environnemental et social.

Il faut inventer le centre-ville de demain qui réponde aux nouvelles attentes et pratiques des habitants. La mobilisation de l’expertise croisée de professionnels (urbanistes, sociologues,…) doit être encouragée pour susciter de la créativité en la matière.

La Région dispose d’une boite à outils en direction des territoires, notamment au travers des Contrats régionaux de solidarité territoire, dont il faut se saisir. »

Quel avenir pour les centres-villes ? Regards croisés d’élus, d’acteurs et d’experts (animé par Dominique Royoux, Université de Poitiers)


Cadrage : Marie-Noëlle PINSON (Villes au Carré)

Dans le cadre du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable des Territoires (SRADDT), la Région Centre Val-de-Loire a commandé une étude sur les 16 villes « pôles de centralité » qui constituent le maillage territorial. La majorité des villes sont des sous-préfectures de département et leur population varie de 4 000 à 27 000 habitants. Après un premier état des lieux statistique sur quelques indicateurs, un important travail de terrain a été mené. Les constats sont les suivants :
  • Baisse de la population, parfois au profit de la périphérie,
  • Vieillissement de la population,
  • Niveau de pauvreté monétaire marqué,
  • 13 villes sur les 16 ont un quartier inscrit en politique de la ville (90% au niveau national),
  • Taux de vacance commerciale pouvant aller jusqu’à 20 ou 30 %,
  • Services publics fermés,
  • Offre de soin réduite.
Pourtant, l’image qu’elles renvoient ne reflète pas cette réalité statistique. L’accent est mis sur le cadre de vie et la valorisation du patrimoine architectural et industriel.
À l’écoute des élus de ces villes, leurs souhaits seraient d’avoir une meilleure cohérence des politiques publiques (concernant l’emploi, la santé, la mobilité, la formation des jeunes, l’accès au numérique…) . Ils réclament, notamment par le biais d’une ingénierie qualifiée, plus de mesures et d’actions visant à revitaliser leurs cœurs de villes ou de villages qui en ont bien besoin.

Yves DAUGE

Yves DAUGE, Sénateur d’Indre-et-Loire jusqu’en 2011 et auteur du rapport de septembre 2016 « Plan national en faveur des nouveaux espaces protégés » indique qu’il faut que les villes sortent de l’isolement. « Il faut construire des alliances avec plus fort que soi » insiste-t-il, précisant que l’hôpital de Chinon ne serait pas réouvert sans le recours au C.H.U de Tours. D’après lui, les fonctions urbaines doivent être partagées, les politiques doivent être de niveau régional et une mission d’appui régionale pour gérer les financements et l’ingénierie à cette échelle faciliterait le travail des maires.
« Les collectivités doivent construire un plan stratégique de développement puis un plan d’action et trouver un équilibre entre les commerces en centre-ville et en périphérie ».

Yvan Saumet, Vice-président de la CCI du Centre- Val de Loire et Président de la CCI du Loir-et-Cher.


Grâce à une étude de l’Institut de la Ville, on sait que le commerce se porte mal depuis déjà 1960. On augmente systématiquement les surfaces alors que dans le même temps la rentabilité au m² diminue. On pensait que le besoin allait suivre mais il a, au contraire, changé. Alors que les plus jeunes veulent consommer dans ces centres-villes. Ils ne veulent plus se déplacer pour faire leurs achats. L’acte d’achat appartient maintenant à un parcours, ce n’est plus le but du déplacement.
Aussi, le modèle de l’hypermarché d’aujourd’hui est terminé ; ils sont quasiment tous en crise, un nouveau système est à inventer. Il est vrai qu’Internet accélère cette transition mais elle n’en est pas la cause. C’est le besoin même des habitants qui est en train d’évoluer : « le centre-ville doit devenir un centre de vie ». Le taux de vacance des commerces est trop élevé (plus de 20%) et ne peut plus être résorbé. Cela tue les centres-villes. Il ne faut donc pas hésiter à « sacrifier » certaines rues pour éviter les dents creuses et regrouper les commerces. Le foncier doit être maîtrisé par les collectivités. L’embauche d’un « animateur » de centre-ville semble indispensable ».

Stéphane Chevrier, Docteur en sociologie et gérant du bureau d’études MANA.

Une étude sociologique demandée par l’Établissement Public Foncier de Bretagne a permis de définir les facteurs d’attractivité d’un centre-bourg à partir de l’analyse de plusieurs communes bretonnes et d’entretiens avec les acteurs locaux et les habitants.
L’étude sociologique a permis de mettre au point une grille d’analyse pour identifier ce qui donne envie d’habiter le centre-bourg ou, au contraire, ce qui est un frein à l’installation d’habitants ou de commerces. Cette grille d’analyse, en croisant plusieurs thématiques, permet d’avoir un regard nouveau sur le centre-bourg et de définir des champs d’action sur lesquels la collectivité peut agir pour redonner de l’attractivité à son centre. Chaque thématique (site, espace public, habitat, commerces, services, outils) est évaluée. La grille ne s’applique pas que sur les centres-bourgs eux-mêmes, mais aussi sur leurs habitants. Cela permet de donner modestement des pistes de réflexion afin de bâtir une stratégie et passer à l’action. Si chacune de ces fiches renvoie à une dimension (médiatique, sociologique, ergonomique, économique), elles sont le plus souvent transversales et peuvent faire référence à plusieurs thèmes (habitat, commerces, services…).

En savoir plus

Dominique Desjeux, Anthropologue, spécialiste de la consommation.

La vision de M. Desjeux est plus large, pour lui cette désertification des centres-villes et villages trouve ses origines bien plus loin que les frontières nationales.
Divers facteurs impliqueraient ces changements :
  • géopolitique : « Tout ce qui se passe dans le monde (que ce soit en Chine, au Brésil…) impacte nos villes européennes et françaises. Les phénomènes doivent s’observer à l’échelle mondiale. Les alliances à grande échelle sont indispensables : pas seulement au niveau local ou régional mais au niveau européen, voire international ».
  • la transformation de la mobilité : « à l’heure actuelle on peut rester 8 jours sans sortir de chez soi et se faire livrer tout ce dont on a besoin pour vivre ». L’e-commerce a révolutionné la mobilité des objets et des marchandises.
  • la transformation du mode de consommation (HUB domestique) : les écrans organisent notre vie domestique. Aujourd’hui, on commande et on produit, chez soi, à partir de nos écrans. Le nombre d’écran par habitant est en augmentation. La forme d’ « habiter » change le mode de consommation et les échanges, cela impacte les centres-villes.

La revitalisation en action - Témoignages de collectivités

Cahors – 20 000 habitants – Jean-Marc Vayssouze-Faure (Maire)

La topographie de la ville est fortement contrainte par le Lot. Elle n’a pas pu se développer comme elle le souhaitait et a souffert du mitage et de la paupérisation de son centre ancien.
Les documents d’urbanismes (SCOT, PLUi) permettent d’avoir une réglementation identique à tous les territoires proches de la commune centre, ils doivent absolument correspondre au bassin de vie. L’objectif principal de Cahors est d’inverser la tendance pour ramener la population active dans le centre.

Quelques exemples d’actions en cours :

  • Rénover de toutes les rues et rénovation incitative des façades. L’aide financière peut aller jusqu’à 80% suivant le diagnostic après décroutage. Déjà 80 façades sont rénovées permettant de retrouver l’intérêt patrimonial de la ville,
  • Sortir la voiture du centre en proposant des parkings payants extérieurs : l’objectif est de limiter fortement les migrations pendulaires en voiture. Le stationnement reste gratuit 30 minutes et les horodateurs sont virtuels (interface Web).
  • Renfort de la police municipale et installation de caméras pour favoriser la tranquillité publique,
  • Conserver les équipements publics dans le centre,
  • Inviter les commerces de moins de 300 m² à s’installer dans le centre et laisser les plus importants s’installer en périphérie,
  • Rénover le patrimoine.

Dispositifs mis en œuvre :

  • Opération programmée d’amélioration de l’habitat en renouvellement urbain (Opah-RU),
  • Mobilisation de l’Établissement Public Foncier et d’une Société d’Économie Mixte pour favoriser le recyclage immobilier,
  • Mobilisation d’investisseurs privés au travers la Loi Malraux,
  • Embauche d’un manager de centre-ville : développement du Click & Collect.

Thouars – 10 000 habitants – Patrice Pineau (Maire)

Thouars est une ville centre d’une communauté de communes de 37 000 habitants. Son centre-ville implique l’ensemble de l’intercommunalité. La vacance commerciale était très importante, environ 30 %, alors que l’offre commerciale thouarsaise répondait à tous les besoins. Les espaces commerciaux d’hier ne correspondent plus aux standards d’aujourd’hui.
L’objectif était donc de réorganiser le périmètre commercial pour éviter la dispersion, de le densifier et de concentrer tous les moyens financiers sur le centre-ville. 3 scénarios étaient possibles (centre-ville recentré, historique ou accessible) faisant référence aux six fonctions de la ville elle-même (ville historique, vivante, de bien-être, solidaire, active et citoyenne). Commerçants, citoyens, industriels, « tous se sont mobilisés ». Le collège menacé de partir a finalement été maintenu. Et en implantant un magasin alimentaire permanent, les commerces reviennent.

Quelques actions mises en œuvre :

  • Traiter les îlots complets,
  • Maîtriser le foncier avec l’aide de l’Établissement Public Foncier,
  • Associer l’Architecte des Bâtiments de France dès le début du projet,
  • Élaborer un financement croisé (Etat -ANAH-, Conseil régional, inter-communalité).

Gien – 14 500 habitants – Christian Bouleau (Maire)

La ville de Gien a été totalement rasée pendant la deuxième guerre (à part une maison du Moyen-Âge), puis reconstruite en 1949, c’est un « joyau de la reconstruction ». Elle est au cœur d’une vaste zone urbaine (75 000 habitants), notamment liée à son pôle de santé et maintient un taux d’emploi positif (1,25). Depuis les années 1980-1990, avec l’implantation à proximité de deux centrales nucléaires (à 10 et 35 km), la ville s’est agrandie. Le cœur de ville s’est alors vidé et la population s’est déportée vers les deux plateaux en périphérie. Les usines, les logements sociaux, les hypermarchés se sont plutôt installés dans les hauteurs et Gien a perdu son identité ligérienne. La ville s’est lancée dans un projet qu’elle a intitulé « vivre la ville de place en place ». Les 4 places étaient devenues des parkings. Il fallait en faire des « places à vivre ». Deux places sont aujourd’hui réaménagées, et deux autres sont en cours de l’être. Les quais ont été réaménagés afin de retrouver un accès sur la Loire. L’objectif est de faire revenir les habitants dans le centre-ville, de le faire revivre. Il doit devenir multifonctionnel (commerces, services, tourisme, résidence, loisirs) avec la volonté politique de rendre une place importante à la Loire. Plusieurs études ont été menées pour connaître les besoins en logements, commerces, et plus globalement en aménagement du territoire. L’intercommunalité a été fortement associée ainsi que la ville de Briare qui constitue également un pôle touristique important du bassin de vie.

Buzançais - 4 500 habitants - Michelle Yvernault-Trotignon (adjointe au maire)

Buzançais est une petite ville dont le centre s’est développé autour de l’axe routier Châteauroux – Tours. C’était donc une commune-rue, sans véritable centre-ville. La ville perdait de l’activité et le bâti se dégradait. Lauréat à l’AMI Centre-Bourg, la ville se lance dans le ré-aménagement de la traversée routière de la ville et dans la création d’un centre-ville. Deux ans d’études à la parcelle ont été nécessaires, financées à 80% par le FNADT. Des enquêtes de terrain ont été menées (du côté des habitants mais aussi des commerçants).
  • Quelques exemples d’actions à venir ou en cours :
  • Démolition de 4 maisons pour créer un nouveau centre-ville,
  • Transformation de la route nationale en « rue »,
  • Recrutement d’un chargé de mission habitat avec l’EPCI,
  • Rénovation des espaces publics : opération façades (10 dès la première année), espaces piétonniers,
  • Création d’un foyer de jeunes travailleurs : Avec 90 emplois disponibles, la création de ces logements correspond aux besoins des entreprises,
  • Vente des produits locaux du marché par le biais d’un site internet de réservation,
  • La maison médicale et le gymnase ont été ramenés en centre-ville, Montage financier : AMI CB, ANAH, FNADT, CDC.
Buzançais a adhéré aux Petites villes de France et, dans le cadre de l’Appel à Manifestation d’Intérêt Centre-Bourg en 2014, « la ville souhaite expérimenter sans perdre un gramme d’activité ».

Pouancé - 3 000 habitants - Luce Maury (Chargée de mission) - Delphine Ripoche (Paysagiste)

Après une courte vidéo de 2015 présentant tous les acteurs du projet, mais aussi les questions et hésitations de certains élus, Delphine Ripoche et Luce Maury ont présenté le « plan guide » issu des différentes études menées sur la commune (habitat, commerce, urbanisation…). Ce plan guide a permis de calibrer une OPAH et engage Pouancé ainsi que la communauté de communes pour 6 ans, comme le précise la convention de revitalisation du centre-bourg signée avec l’État, le département et l’Anah en 2016.
Le site dispose d’un patrimoine historique remarquable. Relativement isolés, la moitié des logements, en centre-ville, sont aujourd’hui vacants, ainsi que de nombreux commerces. La commune veut donc valoriser son patrimoine exceptionnel et réaménager son espace public, tout en réorganisant l’offre commerciale. Elle a créé plusieurs vidéos pour faire connaître « qu’il fait bon vivre à Pouancé » et que la ville dispose d’équipements suffisants. Aujourd’hui la phase opérationnelle est en cours et la question du patrimoine est au cœur des réflexions. L’objectif est de réhabiliter 300 logements dont 80 en centre-bourg. Plusieurs outils et solutions permettent de surmonter les difficultés que rencontre la commune, véritable laboratoire à ciel ouvert laissant apparaître une vision positive de l’avenir grâce notamment à la diversité et l’entrain de l’équipe du projet.

Voir la vidéo

Loches – 6 300 habitants - Mathieu Pagano (Manager du commerce) - Ophélie de Mareuil (responsable animation, communication, développement économique)

La Communauté de communes Loches Sud Touraine a souhaité mettre en place une stratégie commerciale en agissant sur ses 68 communes adhérentes. Le manager du commerce a été embauché pour cette mission stratégique d’implantation des commerces et d’animation. Son rôle est de structurer les différentes actions à l’échelle de la communauté de communes. Il a mené une étude de l’existant en étudiant les flux de clientèles, le taux de vacances. Les résultats ont permis de démontrer que les taux de vacances n’étaient pas si catastrophiques que l’on pouvait le penser (10 à 11%) et que l’offre commerciale était plutôt dynamique grâce à des commerces très spécifiques permettant de capter un flux touristique. Il y avait des divergences de point de vue entre les commerçants et les habitants, une enquête sur le terrain a permis d’avoir un diagnostic partagé.

A la suite de ces constats, trois groupes de travail ont été mis en place à Loches :

  • accessibilité du centre-ville,
  • commerces de demain,
  • animations commerciales.

Le bilan est plutôt positif après un an : les commerçants se sont mobilisés, une dynamique a été recréé, une marque des commerçants de la ville vient de voir le jour.

Chouzy-sur-Cisse – 2 000 habitants – Bruno Marmiroli (Directeur du CAUE 41)

Le Conseil Architecture Urbanisme Environnement du Loir-et-Cher (C.A.U.E 41) a été saisi par la commune de Chouzy-sur-Cisse pour l’aider à analyser le territoire sous 6 thématiques :
  • requalification des espaces publics,
  • renforcement de la centralité,
  • réhabilitation des commerces,
  • réflexion sur l’offre médicale,
  • réflexion sur les déplacements et l’accessibilité,
  • reconsidération de l’offre d’habitat.
Une équipe pluridisciplinaire a été nécessaire à cette étude globale : paysagistes, urbanistes et architectes ont été mobilisés. La commune et Terres de Loire Habitat ont pris le relais sur l’assistance à maîtrise d’ouvrage, avec l’appui du CAUE tout au long du projet. La maîtrise d’œuvre a quant à elle été lancée par une opération de concours. Cette ingénierie originale mise en place pour ce projet a grandement participé à la réussite de l’opération. Quatre nouveaux logements et une maison de santé sont prévus. Il faudra alors démolir. Le CAUE précise que cela nécessite du « courage politique ».

Saint-Pierre-de-Frugie – 380 habitants - Gilbert Chabaud

Cette petite commune qui perdait des habitants a réussi le pari d’en regagner grâce à des bonnes idées, de l’intuition et une démarche en pas à pas, le tout dans un esprit écologique. Environ 40 habitants gagnés en moins de 10 ans.
Tout à commencé par la suppression des pesticides et des traitements phytosanitaires, la restauration du petit patrimoine (église, calvaire, fontaine, chapelle), l’entretien végétal, la pose de nombreux nichoirs à oiseaux (tous répertoriés), puis la création d’un jardin pédagogique où les habitants ont été invités à s’initier à la permaculture, aux enjeux de la biodiversité, à la gestion de l’eau et des haies. Neufs sentiers de randonnée ont été réouverts. Les visiteurs ont commencé à se présenter. L’école étant fermée, la cantine a permis d’ouvrir un restaurant, puis une boutique de produits biologiques alimentée par les producteurs locaux a été installée et a trouvé sa clientèle. L’école a été transformée en un gîte pour groupes de stagiaires avec salles de cours. Une école privée qui applique la méthode Montessori s’est installée depuis environ 3 ans avec une quinzaine d’élèves. Un festival de musique a même été créé. Les personnalités ont commencé à se rendre sur place, de nouveaux habitants sont venus, des cadres, ingénieurs, dentistes ou orthophoniste ont fait le choix d’y vivre. Chaque semaine, le projet est visité par des cars d’élus venus de partout en France. La commune et les habitants sont fortement mobilisés dans le projet et ils projettent maintenant de rendre le village autonome en énergie avec notamment des panneaux voltaïques sur les bâtiments communaux.

Pour en savoir plus : vidéo d’Envoyé Spécial.

Téléchargements des présentations et photos du forum

Voici les présentations des intervenants et animateurs de cette journée :

PPT Cahors (format pdf - 2.1 Mo - 18/05/2018)
PPT Buzançais (format pdf - 766.9 ko - 18/05/2018)
PPT Chouzy (format bin - 3.7 Mo - 18/05/2018)
PPT DHUP Y. Vautor (format pdf - 2.3 Mo - 18/05/2018)
PPT Pouancé (format pdf - 2.1 Mo - 18/05/2018)
PPT Gien (format pdf - 1.8 Mo - 18/05/2018)
PPT S. Chevrier (format ppsx - 4 Mo - 18/05/2018)

Quelques photos :

Les 3 grands témoins : M. Chaigneau (CDC), M. Roullet (CR) et Mme Vautor (MTES)
Ouverture de gauche à droite : Mme Dublanche (V²), M. Lorgeoux (Maire de Romorantin), M. Falcone (Préfet de Région), M. Dauge (Sénateur d’Indre-et-Loire de 2001 à 2011), M. Roullet (Conseil régional) et Mme Pinson (V²)
Retours expériences et témoins
Table ronde après midi
Table ronde matin
Table ronde
Vue d’ensemble
Ouverture : M. Falcone, M. Dauge, M. Roullet, M. Lorgeoux

Correspondants Ville Durable

En départements :

  • DDT 18 : MANDIN Pierre et GRIMAULT Romain

02 34 34 62 29

  • DDT 28 : MEAR Chrystel et Nadia BOURRAUD

02.37.20.40.30

  • DDT 36 : CHICHERY Delphine

02 54 53 21 34

  • DDT 37 : ROUZIES Roland

02 47 70 81 80

  • DDT 41 : PASCAL Stéphanie et GALLOIS Patrick

02 54 55 75 80

  • DDT 45 : COUTURIER Florence et MARTIN Sophie

02 38 52 48 54

Au niveau régional  :

  • DREAL Centre-Val de Loire :

BALSON Arnaud,
LENGAIGNE Clairelise
VAILLANT Gilles,
DÉCAUDAIN Rudy :

02.36.17.45.72